La gestion de la donnée est une problématique d’entreprise et non pas seulement de la DSI

En 2013, le volume de données a atteint, dans la sphère publique et professionnelle, 122 exabytes en France (4,4 zettabytes au niveau mondial*). Côté entreprises, ce volume va continuer à croître dans les 2 années à venir comme l'affirment 94% des organisations interrogées par IDC. Si l'on observe le volume de données réellement analysé par les entreprises, on constate qu'il est en moyenne de 112 téraoctets, pour les entreprises de plus de 500 salariés, un chiffre très faible car il correspond à seulement 5% du volume de données dont elles disposent. On constate par ailleurs des différences de volume importantes selon le secteur et selon la taille.

Si 66% des 122 exabytes de données existant en France sont générées par le grand public, 85% d’entre elles concernent les entreprises et pourraient donc être exploitées si elles étaient stockées, gérées et analysées de manière efficace, permettant de réels gains de compétitivité. D’ici à 2020, de nouveaux processus seront numérisés par le biais de capteurs en temps réel, de données issues des machines ou encore de systèmes embarqués et jusqu’à 35% des données disponibles pourraient ainsi être analysées. Une source colossale d’informations et de connaissances potentielles mais également un défi majeur.

La gestion de la donnée est définitivement une problématique d’entreprise et non plus uniquement de la DSI et l’ensemble des entreprises s’accorde sur la nécessité d’impliquer la direction générale et les métiers aux projets de stockage et de gestion des données. Compte tenu des spécificités des secteurs, on trouvera ainsi des typologies de données différentes et par conséquent des approches et des solutions distinctes.

Le niveau de maturité des entreprises dans la connaissance et l’analyse de leurs données est insuffisant. Elles ont ainsi du mal à évaluer précisément les données dont elles disposent, à les gérer et donc à les analyser. La croissance du volume de données est constatée de manière effective par 98% des entreprises françaises. La gestion de ce volume représente une priorité pour 49% des entreprises. La sécurité de ces données est une priorité encore plus forte que la gestion du volume. 72% des entreprises en font un sujet majeur pour autant, seules 51% des entreprises indiquent avoir mis en place un plan de continuité d’activité en cas d’incident.

Des sources de données qui évoluent et une maîtrise qui reste imparfaite

L'Observatoire de la donnée IDC nous permet de constater que les données informatiques traditionnelles et les métadonnées représentent encore la plus grande part des données gérées et analysées par les entreprises.
Ces données informatiques traditionnelles sont celles qui sont le mieux maîtrisées par les entreprises, mais les entreprises ne sont que 50% à les maîtriser parfaitement, signe d'une marge de progression encore importante. A l’inverse, les entreprises considèrent que certaines données ne représentent pas encore d’intérêt. Ainsi, les données tierces, c’est-à-dire fournies par des partenaires ou prestataires, ne représentent pas d’intérêt pour 62% des entreprises. 11% des entreprises sont tout de même en phase de prise de connaissance ou y perçoivent un intérêt. Elles sont 49% à ne voir aucun d’intérêt dans les données issues de la mobilité et des consommateurs mais elles sont 22% en phase de prise de connaissance ou à y percevoir un intérêt. Ces données sont celles qui représentent le potentiel de progression le plus important.

La sécurité des données, enjeu majeur pour les entreprises

Dans un contexte de reprise économique difficile, les entreprises conservent la réduction des coûts comme un objectif au fonctionnement de la direction informatique et ce depuis plusieurs années. Au-delà de ce fil rouge omniprésent, la 2ème priorité qui se détache très nettement est la sécurité informatique. Face à une numérisation croissante de l’économie mais également face à une hausse de la fréquence et de l’impact des attaques informatiques, cette priorité a connu un regain d’attention extrêmement fort depuis plusieurs années, quels que soient la taille de l’entreprise et son secteur d’activité.

Si les entreprises françaises restent exposées à de nombreux incidents de sécurité, les études réalisées par IDC nous confirment également qu'elles rencontrent des
difficultés pour y faire face efficacement. Les menaces se professionnalisent et peuvent apparaitre à tout moment et à n'importe quel endroit du système d'informations de l'entreprise, sur n'importe quel site mais également à travers les infrastructures des partenaires ou clients. Faire face à ces menaces implique de maîtriser des briques technologiques plus nombreuses, de disposer de compétences adéquates et d'une organisation efficace capable de répondre rapidement et à toute heure aux incidents de sécurité. Compte tenu de ce besoin de professionnalisation, cette étude confirme ainsi que pour 66% des entreprises interrogées, la sécurisation des données représente le principal domaine de compétences qui sera amené à se développer, loin devant tous les autres domaines de compétences.

Volume de données : gagner en maturité et gérer une croissance exponentielle

Si la croissance du volume de données est la 3ème priorité des entreprises, cette étude nous enseigne qu’en France, le volume moyen de données stockées, gérées et analysées par les entreprises de plus de 500 salariés est légèrement supérieur à 110 To (NB : ce volume n’est pas le volume total des entreprises). Les recherches d’IDC démontrent également que le volume de données généré est 20 fois supérieur à ce volume analysé. A l’heure actuelle, seulement 5% des données des entreprises sont en effet analysées. Des marges de progression très importantes existent encore quant à la maîtrise et à l’analyse des données puisqu'au lieu des 5%, près de 22% de ces données pourraient être analysées dès aujourd'hui par les entreprises, et jusqu'à 35% d'ici 2020, représentant des gains de productivité potentiels très importants. Plusieurs raisons expliquent en partie ces écarts, telles que le manque de contrôle, de standardisation ou encore de nettoyage des données.

Les données informatiques traditionnelles sont celles qui sont le mieux maîtrisées par les entreprises, même si les entreprises ne sont que 50% à les maîtriser parfaitement, signe d'une marge de progression encore importante. A l’inverse, les entreprises considèrent que certaines données ne représentent pas encore d’intérêt. Les données tierces, c’est-à-dire fournies par des partenaires ou prestataires, ne représentent pas d’intérêt pour 62% des entreprises. 11% des entreprises sont tout de même en phase de prise de connaissance ou y perçoivent un intérêt. 49% des entreprises ne voient pas d’intérêt dans les données issues de la mobilité et de consommateurs mais elles sont 22% en phase de prise de connaissance ou à y percevoir un intérêt. Ces données sont celles qui représentent le potentiel de progression le plus important.

Le commerce est le secteur qui maîtrise le mieux les données issues de la mobilité et des réseaux sociaux, quand le secteur public - qui est celui dont la maîtrise globale est la plus faible - se distingue particulièrement par la meilleure maîtrise autour des données tierces mais aussi celui qui met le plus à disposition ses données sous forme d’Open Data.

Les conseils d'IDC

Au regard de l'enjeu croissant des données pour les entreprises, celles-ci devront évaluer le rôle que joue ou que jouera la donnée dans leur fonctionnement, définir les objectifs en termes de capacités critiques et établir une feuille route pour les technologies et les évolutions de compétences.

Il est par ailleurs important que les entreprises réalisent que leurs architectures de stockage devront nécessairement évoluer afin de résoudre ces problématiques et de relever les défis à venir. IDC a en particulier identifié quatre tendances majeures qui impacteront les infrastructures de stockage des entreprises :
- le Cloud Computing que ce soit pour un stockage vers le Cloud ou une récupération de données issues du Cloud;
- les solutions et approches "software-defined", c'est-à-dire séparant le logiciel du matériel et permettant d'intégrer des fonctionnalités de contrôle des données plus abouties et garantissant une meilleure agilité et une meilleure performance;
- les technologies Flash. IDC évalue qu'au niveau mondial d'ici 2015, 80% des baies de stockage vendues géreront les technologies Flash;
- la convergence, c'est-à-dire des pools de ressources de stockage partagées entre plusieurs serveurs.

Méthodologie
Pour cette étude, IDC a interrogé, en Juin 2014, 200 entreprises de plus de 500 salariés, et dans tous les secteurs d’activité dont les services financiers, la distribution, l'industrie, la santé, les services, le secteur public, les télécommunications et les médias. Les fonctions interrogées sont des responsables au sein de directions informatiques, ayant une vue sur les problématiques de stockage. Afin de permettre une exploitation dans le cadre de cet observatoire et une représentativité du marché, les résultats ont été redressés conformément aux statistiques de l’INSEE de 2012.

* En 2013, au niveau mondial, ce volume a atteint 4.4 zettabytes (1 zettabyte = 1.000 exabytes = 1 million de petabytes), dont 122 exabytes pour la France. IDC prévoit que ce volume mondial sera multiplié par 10 d’ici 2020 pour atteindre 44 zettabytes (Source : étude IDC pour EMC – Digital Universe).

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