La France à l’heure du numérique

Les entreprises et les institutions françaises accusent un retard dans le développement des applications et sites dédiés à la santé, selon Fabrice Vezin, consultant e-santé et ancien responsable de la stratégie Internet de la filiale France GSK.

Dans le monde du numérique, savoir présenter son projet d’une façon aussi brève qu’efficace fait partie des figures imposées pour les jeunes entrepreneurs. On appelle ça un pitch. Pour promouvoir le concept de « French Tech », le ministère a proposé un pitch pour cette initiative : elle doit permettre à la France de se « positionner sur la carte du monde des principales nations numériques. Il s’agit de favoriser l’émergence de champions de niveau mondial, capables de passer, en quelques années, de quelques salariés à plusieurs milliers voire à des dizaines de milliers d’emplois. » Permettre aux start-up de bénéficier d’un environnement favorable pour se développer et gagner des marchés à l’international, faire émerger des Entreprises de taille intermédiaire dans le secteur : les objectifs sont là.

Valoriser la création d'un réseau de places fortes numériques

Pour ce faire, le gouvernement entend favoriser la création d’un réseau de plusieurs places fortes numériques. Ce sont là ce que les pouvoirs publics ont un temps
baptisé quartiers numériques, désormais regroupés sous le vocable de « French Tech ». Quelques métropoles à la vie numérique intense vont donc tenter de répondre à l’appel à labellisation en cours. L’enjeu est de taille : en intégrant cette « équipe de France » du numérique qui devrait compter une quinzaine de membres, ces métropoles donneraient à leurs entreprises innovantes les conditions d’un développement optimal.

Une opportunité économique considérable

Avec cette initiative, le gouvernement prouve qu’il fait du développement du numérique l’une de ses priorités stratégiques. Ce qui répond aux souhaits des acteurs du secteur qui cherchent depuis plusieurs années à montrer aux pouvoirs publics combien il peut favoriser la création d’emplois. « Tout cela correspond à la prise de conscience que le numérique a un potentiel économique formidable, note Valérie Peugeot, vice-présidente au Conseil national du numérique. Mais au-delà, il y a aussi l’idée qu’en s’introduisant dans différents secteurs d’activité, le numérique va les faire évoluer. Et puis, lorsqu’on prend à bras-le-corps ce secteur, on peut détenir un levier d’actions de transformations sociétales, permettant d’agir aussi bien sur la préservation de l’environnement que la lutte contre la pauvreté. »

Un potentiel immense à exploiter

Le champ des possibles apparaît donc immense. Levier de performance pour les entreprises, outil favorisant le désenclavement des territoires, le numérique peut également être une solution pour permettre aux entreprises de diffuser leurs produits... C’est aussi une source d’innovation en soi : il n’est qu’à voir par exemple le potentiel de l’économie des objets connectés.
Face à ces enjeux, les pouvoirs publics ont donc compris l’urgence qu’il y avait à se positionner dans la compétition mondiale. Aux États- Unis, le numérique a généré plus d’un point de croissance annuelle sur les trente dernières années, moitié moins en France. C’est donc aujourd’hui autant un potentiel à exploiter qu’un retard à combler qui incite la France à s’engager.

Le très haut débit pour tous en 2022

Cet engagement passe en premier lieu par une couverture égale du territoire en très haut débit. Un« Plan France très haut débit » a donc été lancé en 2013. Il doit
permettre une couverture totale du pays en 2022 et peut se décliner en objectifs thématiques, comme celui d’un raccordement pour toutes les écoles à la rentrée 2014. La fibre optique est privilégiée, secondée par des technologies alternatives (satellite, montée en débit sur le réseau cuivre actuel ou la 4G) pour les territoires les moins accessibles. Au total, 20 milliards d’euros devraient être nécessaires pour atteindre cet objectif, répartis entre l’État, les collectivités locales et les opérateurs privés. Ces derniers devraient apporter les deux tiers du montant. Cela représente 6 milliards d’euros d’investissement direct dans les zones les plus denses, et donc les plus rentables, du territoire et progressivement 6 autres milliards d’euros dans les zones moins denses, rurales, et périurbaines, qui seront versés sous forme de redevance aux collectivités locales pour l’utilisation de leurs réseaux. Le dernier tiers représente des subventions apportées par les pouvoirs publics pour permettre un développement dans les zones peu denses.

Déjà un succès

Ce plan qui prévoit 3,3 milliards d’euros de subventions de l’État aux collectivités est un succès : en mars 2014, plus de la moitié des départements français avaient déposé une demande. « Ce projet, comme l’indique Louis Gallois, Commissaire général à l’investissement, a lancé une véritable dynamique. L’Internet à haut débit va permettre d’ouvrir un nouvel espace et de créer un écosystème pour les collectivités et les entreprises. » L’intérêt de la fibre optique a bien été perçu par les territoires. C’est notamment le cas en Haute-Savoie où le Syndicat des énergies et de l’aménagement numérique (Syane) a lancé un vaste plan d’aménagement baptisé Haute- Savoie numérique (HSN). Intégré au Plan national, il connaît actuellement une première phase de déploiement dont le coût s’élève à 131,5 millions d’euros. La Caisse d’Epargne Rhône-Alpes en est le principal partenaire privé. Il vise notamment à installer sur le territoire 1 300 km de réseau de fibre optique. « Nous souhaitons avant tout assurer ainsi la défense de nos entreprises et de nos emplois, indique le président du Syane et sénateur de Haute-Savoie, Jean-Paul Amoudry. En parallèle, ce réseau devra être mis à disposition de l’ensemble des services publics du département. » D’ici 2018-2019, ce sont 90 % des entreprises de plus de six salariés, les sites d’enseignement supérieur et de recherche, les principaux bâtiments publics et de santé mais aussi près de la moitié des logements des particuliers qui devraient être couverts par le réseau HSN.

L’arrivée de nouveaux fonds

Le cas n’est pas isolé : un grand nombre de collectivités se penchent sur leur propre plan de déploiement du très haut débit. Les formes peuvent en être diverses : partenariat public-privé pour l’Auvergne, délégation de service public dans le Loiret. Les initiatives prennent corps dans un contexte français relativement favorable au secteur numérique. Cela, notamment du fait du développement de fonds publics ou privés. C’est le cas du Fonds national pour la société numérique (FSN) créé en 2010 dans le cadre du programme « Investissements d’avenir » et doté de 4,25 milliards d’euros. Géré par la Caisse des Dépôts, il intervient auprès d’entités de toutes tailles, notamment dans les secteurs de l’e-santé, des transports intelligents ou du cloud computing (qui utilise la puissance mise à disposition par un fournisseur via Internet). C’est du FSN que sont par exemple issus les 80 millions d’euros du programme « Territoire de soins numériques » intégré à la stratégie nationale de santé.

Les opportunités de la robotique connectée

Autre création : un fonds d’investissement de 80 millions d’euros dédié à la robotique a été présenté début mars. Baptisé « Robolution Capital », il financera les entreprises travaillant sur une thématique que le numérique a bouleversée ces dernières années, notamment dans le champ des robots connectés : véhicules autonomes, robots faisant le ménage, accompagnant des personnes âgées… Un secteur en plein essor et dans lequel la France a l’espoir de voir certaines de ses start-up devenir des championnes mondiales dans les années qui viennent.

Bilan d’étape du Plan France très haut débit (mars 2014)

> 50 dossiers impliquant 62 départements ont été déposés devant le Fonds national pour la société numérique.
> 940 millions d’euros. C’est le montant total des subventions accordées pour le moment.
> 2022 : Couverture intégrale du territoire.
> 20 milliards d’euros. C’est l’investissement public et privé en 10 ans.

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