Pharmacie : un rapport préconise la vente en ligne de médicaments sans lien avec l’officine

La vente en ligne de médicaments doit être déconnectée des officines pour favoriser l’émergence de "pure players", émanant notamment de groupements de pharmaciens, selon le rapport sur les professions réglementées de Richard Ferrand, député. Emmanuel Macron, Ministre de l'Économie, de l'Industrie
et du Numérique, a salué "la qualité de travail de réflexion et de concertation"...

Le ministre de l’Economie, Emmanuel Macron, a reçu des mains du député Richard Ferrand un rapport sur les professions réglementées dont les pharmacies. L’une des mesures préconisées dans ce rapport est de permettre l’émergence de "pure player" de la pharmacie pour la vente en ligne, alors que la loi limite pour l’heure la vente de médicaments en ligne aux seules pharmacies physiques.

"En France, un an après l’entrée en vigueur de l’ordonnance de 201267, l’ordre national des pharmaciens listait 94 sites internet autorisés tandis qu’une enquête IFOP estimait que seuls 4 % des Français avait acheté des médicaments sur internet et que 30 % envisageaient de le faire, indique le rapport. Le fait de n’autoriser la vente de médicaments à distance que dans le prolongement virtuel d’officines physiques existantes est une entrave au développement du commerce en ligne. Certains Etats membres de l’Union Européenne, comme le Royaume-Uni, ont déjà autorisé la création de sites dits 'pure player'".

Les groupements de pharmaciens pour la vente en ligne

Le rapport préconise que "la compétence exclusive de vente du pharmacien pourrait être remplacée par une compétence exclusive de vente des pharmacies. Ce dernier pourrait également être élargi aux personnes morales autorisés à exploiter des établissements de distribution en gros, notamment les groupements de pharmaciens comprenant une centrale d’achat pharmaceutique". Il n'existerait que 64 sites de vente en France reliés à des officines, sur un parc total de 24730...

En revanche, pas question de donner une liberté d’installation à tout diplômé afin d’augmenter le nombre d’officines. Le nombre de pharmacies est suffisant et permet un maillage territorial qui devrait certes être amélioré, mais sans être totalement ouvert à la concurrence. Et les pharmaciens pourraient pouvoir rendre de nouveaux services, comme celui de vacciner, à l’instar des médecins ou des infirmières.

L’optométriste pourrait prescrire

Le rapport préconise aussi une évolution pour la vente de lunettes, celle de la reconnaissance du métier d’optométriste pouvant se substituer aux ophtalmologues pour la prescription de verres correcteurs. Autrement dit, certains opticiens, ceux qui ont obtenu le diplôme d’optométriste, pourraient prescrire directement des lunettes, sans passer par un médecin spécialiste. Selon le rapport, 27 % des opticiens sont actuellement détenteurs du précieux diplôme. Mais il faudrait en même temps assurer une étanchéité entre le prescripteur... et l'opticien qui vend les lunettes ! Un modèle de simplification...

Le rapport du député va probablement encore faire des vagues de la part des professions réglementées. Il a été remis à Emmanuel Macron puisqu’il couvre l’ensemble des professions réglementées (notaires, officiers de justice). Mais lors de la dernière conférence de presse du ministre, où il avait indiqué qu’il n’était plus question d’autoriser la vente de médicaments en grande surface, il avait précisé que l’évolution de la loi concernant les professions de santé serait du ressort de la loi sur la santé que prépare Marisol Touraine, et non plus dans la loi sur la « libération de l’activité » qu’il devrait défendre en fin d’année. Et a priori, Marisol Touraine est moins empressée que Bercy d’agiter le secteur…

Sylvain AUBRIL
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