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Le .bzh devra un peu patienter

Alors que la ville de Paris vient de dévoiler les 98 premiers sites qui seront dotés de l'extension .paris, la Bretagne devra encore attendre un peu avant de se faire un nom sur la Toile. Autorisé en même temps que son homologue parisien en mai dernier, le .bzh attend désormais la signature d'un contrat de registre avec l'Icann, l'organisme mondial chargé d'attribuer les noms de domaine. « Cela pourrait se faire dès vendredi mais on a appris à être prudents », indique Christian Demeuré-Vallée, secrétaire de l'association Point BZH.

Le Whois des noms de domaine pourrait disparaître

L'ICANN travaille sur une modification radicale du système des bases de données Whois, pour rassembler les informations sur les noms de domaine dans une base centralisée, auquel l'accès ne serait possible que sur autorisation préalable.

La base de données WHOIS qui rassemble les informations sur les noms de domaine et leurs titulaires pourrait disparaître. Computer World rapporte en effet qu'un groupe de travail de l'ICANN, le Expert Working Group on gTLD Directory Services (EWG), a publié un rapport (.pdf) qui recommande de modifier radicalement le fonctionnement du service.

Nom de domaine : comment bien protéger sa marque ?

L’importance du nom de domaine pour l’entreprise

Il est important de noter que, contrairement à une marque, un nom de domaine n’est pas un titre de propriété industrielle. Il faut donc prendre certaines précautions.

Au même titre que le nom d’une entreprise, le nom de domaine a acquis une valeur commerciale évidente, il représente votre identité en ligne et tient une grande place dans la stratégie commerciale d’une entreprise.

De quoi se protéger ?

Aujourd’hui il existe beaucoup de technique les fraudes, comme le cybersquatting*, le typosquatting**, ou encore le « domaine parking »***, servent généralement à nuire à l’image de marque d’une entreprise ou d’un produit, en usurpant son identité à des fins pécuniaires.

Les recours

Les recours possibles restent, le rachat à l’amiable, ainsi que le déclenchement de procédure de médiation UDRP (Uniform Domain Name Dispute Resolution Policy) et votre litige sera soumis à l’OMPI (Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle). En France, l’AFNIC met à votre disposition la procédure Syreli concernant les extensions .fr.

Tous ces recours engendreront des frais compris entre 250 et 2000 euros par nom de domaine.

En dernier recours, vous pouvez lancer une procédure judiciaire en portant plainte auprès d’un tribunal pour concurrence déloyale. Cette procédure est longue et coûteuse.

Le prochain « big bang » des noms de domaine suscite espoirs et inquiétudes

Près de 400 nouvelles extensions ont déjà été validées par l'Icann, dont «.paris », et 1.400 pourraient voir le jour.
Certains secteurs se montrent inquiets de cette évolution, mais de nouveaux services pourraient suivre.

La révolution approche. Le processus d'ouverture de nouvelles extensions de noms de domaine Internet en est à peu près à la moitié. Et l'Icann, l'organisme qui gère les noms de domaine et a voulu cette réforme, tient pour l'instant son calendrier. Près de 400 premières extensions ont été validées, certaines devraient être opérationnelles début 2014. C'est notamment le cas des extensions françaises «.paris » créée par la Ville de Paris et «.bzh » créée par la région Bretagne. Au total, ce sont 1.400 nouvelles extensions qui pourraient être créées, à partir de noms génériques comme le «.hotel », de noms d'entreprises (le «.sony » ou «.apple ») ou de localités géographiques. Un changement profond, au vu de la vingtaine d'extensions qui existent à l'heure actuelle, de l'écrasant «. com » au «.org » en passant par les récents «.xxx » pour les contenus adultes ou «.cat » (pour la Catalogne), en plus des extensions nationales comme le «.fr ».

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